Soyez les bienvenus à la Foire Médiévale de Franchimont !

En août 2017, les murs de l’ancien château de Franchimont, surplombant fièrement la ville de Theux, vont résonner des cris, murmures et bruissements de la Foire médiévale pour la XXIIIe fois.

 

Grâce à la volonté acharnée des bénévoles de l’asbl des Compagnons de Franchimont qui restaurent année après année cette mémoire du passé, c’est un endroit unique que vous pourrez (re)découvrir ce week-end des 19 & 20 août 2017. En nous faisant l’honneur et l’amitié de venir participer avec nous aux festivités et autres ripailles d’époque, vous mettez en valeur le travail qu’une armée de bénévoles a réalisé pour le plaisir de vos yeux, de vos oreilles et de vos papilles. Plus de 2.000 participants seront en effet mobilisés pour VOUS durant ce 3e week-end d’août 2017.

Pour le plaisir de vos yeux, une kyrielle d’activités sur les 7 podiums installés dans la Haute Cour, le Vinâve, l’Aumaillerie, le Bourg Neuf, Saint Roch, l’Auberge et la Bergerie. Les gonfaloniers (lanceurs de drapeaux), danseurs et autres spectacles vous raviront ; les artisans (plusieurs dizaines) vous feront découvrir l’étendue de leurs talents. Des scènes de rue et des cortèges vous esbaudiront à foison.

 

Pour le plaisir de vos oreilles, allions ce qui est cité ci-dessus, mais insistons sur l’ambiance musicale permanente, avec en sus harpistes, trouvères et conteurs. De plus, la soirée du samedi est une féerie à ne point manquer. Estaminets, casemates, Vinâve et Haute-Cour résonnent aux sons de nombreux groupes musicaux de qualité.
Pour le plaisir de vos papilles, 8 restaurants et 9 tavernes toujours prêts à vous accueillir  avec potées, grosses soupes, cervoise, bières et autres philtres aux propriétés mystérieuses.

En bref, vous qui nous rendrez visite, vous verrez que l’effort est permanent pour tenter de vous donner satisfaction. Un des maître-mots de la Foire médiévale de Franchimont, qui en fait sûrement la manifestation traditionnelle incontournable de l’été, est l’authenticité. Pour ce faire, tout est reconstitué pour vous faire vivre l’ambiance d’une foire des années 1514-1520, sous la houlette bienfaitrice du Prince-Evêque Erard de la Marck.

 

Costumes, textes, danses, musique, décors sont au maximum rendus comme à cette époque… . Pour ajouter encore au caractère participatif du visiteur, tout s’échange en monnaie d’époque à l’intérieur du périmètre de la manifestation.

Le Conseil d'administration

Une des fiertés de la Foire médiévale de Franchimont est de ne mettre en œuvre que des bénévoles. Le Conseil d’administration de l’ASBL “Foire médiévale de Franchimont” est élu par l’assemblée générale composée d’une soixantaine de sociétés locales de tout ordre, que ce soit folklorique, sportif, culturel, social. Il n’est donc pas du tout erroné d’affirmer que la Foire médiévale est une émanation directe de la vie associative theutoise.

Le Conseil d’administration est composé de 12 administrateurs qui, pour préparer au mieux le spectacle, se concertent pendant plus de 15 mois au préalable, réunissant commissions et groupes de travail.

 

Pierre Yves Bastin
TRÉSORIER
Alexandre Lodez
SECRÉTAIRE & RESPONSABLE DES ENTRÉES
Marie-Josée Xhardez
VICE-PRÉSIDENTE RESPONSABLE RESTAURANTS ET BARS
Philippe Dethier
RESPONSABLE DES ARTISANS EN LIEN AVEC LE SI DE THEUX & AUTHENTICITÉ
Philippe Viellevoye
RESPONSABLE IMPLÉNTATIONS PARKINGS & CHANGE
Pierre Delfosse
RESPONSABLE DU MONTAGE
Patrice Lambert
PRÉSIDENT ET RESPONSABLE DES ANIMATIONS & IMPLENTATIONS
Philippe Boury
RESPONSABLE SÉCURITÉ, PUBLICITÉ & RELATIONS PUBLIQUES
Cédric Bertrand
GESTION DU PETIT MATÉRIEL
Paul Borguet
RESPONSABLE ESPACE CHOPE
Willy Klingler
GESTION DU PETIT MATÉRIEL & RESPONSABLE ESPACE CHOPE
Jacky Dommes
CONSULTANT - COMPAGNONS DE FRANCHIMONT

Historique de la Foire

La Foire Médiévale de Franchimont a vu le jour en 1973 à l’initiative de quelques passionnés et grâce au dévouement des sociétés locales et du Royal Syndicat d’Initiative de Theux.
Depuis sa création, elle a certes quelque peu grandi mais toujours avec l’intention de s’améliorer dans son authenticité et sa recherche historique.

Pour les profanes ou les non-Theutois, un petit mot d’explication sur cette fameuse manifestation qui dépasse les 25.000 visiteurs en un week-end.

En fait, il s’agit d’une reconstitution d’un marché du Moyen Age, sous l’égide du Prince Evêque Erard de la Marck qui avait permis dans les années 1515-1520 d’établir une franche foire au pays de Franchimont.

Plus de 2.000 participants se mobilisent pour animer de diverses manières les différents sites du château, les tavernes, les restaurants et les différents podiums où moult troubadours, comédiens et autres saltimbanques se produisent pour le plus grand plaisir du public.

Plusieurs dizaines d’artisans dans des domaines aussi divers que les émaux, les armes, le cuir, les bougies, la forge, les fileuses, brodeuses et dentelières, sans parler des différents métiers de bouche vous proposeront leur savoir-faire.

Les visiteurs sont pris à partie par différentes scènes de rue, que ce soit le spadassins, le lépreux, les mendiants, les notables en visite, l’arrestation du boulanger qui a triché sur le poids de son pain, ou les voleurs de grand chemin pris sur le fait par les archers.

Il est vain de signaler que le maître-mot de cette manifestation est l’authenticité garantie par une recherche historique de longue haleine et où les anachronismes sont évités au maximum.
Ayons la fierté de dire que la foire médiévale de Franchimont, de par son authenticité et son cadre prestigieux, est certainement une des plus belles de Belgique.

Les participants

Tous les participants à la Foire médiévale, si l’on excepte quelques artisans ou artistes professionnels ou semi-professionnels, sont des bénévoles appartenant aux sociétés locales.Plus de 2.000 participants sont attendus pour la prochaine édition, prestant dans des rôles fondamentalement diversifiés tels lépreux, serveur de brochettes, pourvoyeur de boissons, nettoyeur de nuit, garde, monteur des maisonnettes, grand seigneur, boulanger, logisticien, caissier, changeur de monnaie, cuisinier …Le montage des maisonnettes dure trois semaines, le démontage deux et ce, par une équipe de plus de trente personnes.

Le déménagement du matériel des dépôts vers le château prend une semaine pour plus de dix personnes.

Les bénéfices de la Foire sont intégralement répartis entre les groupes locaux participants au prorata des heures prestées.

Les 32 métiers de la Cité

Armoiries des trente-deux Bons Métiers extraites d’une lithographie : “Liège en 1737 et ses trente-deux Bons Métiers”.

L’origine des métiers reste assez obscure, en l’absence de documents d’archives. Pour certains, ils seraient issus de groupements professionnels de l’époque carolingienne, puis des confréries religieuses, nombreuses au XIe siècle. Dans la Cité de Liège, la première mention connue d’un métier date de 1288 : les tanneurs.

En 1297, ces unions d’artisans liégeois furent fixées à douze et dotées d’une organisation militaire. En 1302, les métiers obtenaient leur premier “maître” au conseil des jurés (conseil communal) et devenaient des collèges politiques.

Tout le XIVe siècle fut caractérisé par la lutte qu’il menèrent pour instauré la démocratie dans la cité. En 1330 (Paix de Saint-Nicolas en Glain), ils obtenaient leur reconnaissance officielle du prince et le droit de mettre par écrit leur règlement. En 1384, la démocratie était instaurée : les 32 métiers élisaient les deux maîtres (bourgmestres) et la totalité des jurés (conseillers).

La défaite d’Othée (1408) se solda par l’abolition des 32 métiers, qui furent restaurés par Jean de Wallenrode en 1418. En 1467, Charles le Téméraire confisqua leurs chartes, bannières et tous leurs biens, qui leur furent rendus à sa mort (1477) par sa fille Marie de Bourgogne.

Tout le XVIIe siècle fut marqué par une lutte entre le pouvoir princier et les métiers qui finirent par perdre toute initiative politique. Par son Régiment du 28 novembre 1684, Maximilien-Henri de Bavière répartit les 32 métiers en 16 chambres dont les membres nommés à vie, formèrent désormais le corps électoral. Ces chambres étaient composées de 20 nobles, patriciens et rentiers, 10 marchands notables et 6 artisans, qui partageaient avec le prince, l’élection des bourgmestres et du conseil. Ce système s’est maintenu jusqu’à la révolution liégeoise où les chambres cessèrent d’elles-mêmes leurs travaux.

Les 16 chambres regroupant les métiers étaient constituées, chacune, sous le vocable d’un saint :

1- Chambre Saint-Lambert : mangons et vignerons.

2- Chambre Saint-André : merciers, cureurs et toiliers.

3- Chambre Sainte-Catherine : mairniers et soyeurs.

4- Chambre Saint-Jean-Baptiste : drapiers et retondeurs.

5- Chambre Saint-Thomas : entretailleurs et vieux warriers.

6- Chambre Saint-Servais : corbesiers et corduaniers.

7- Chambre Saint-Séverin : tanneurs et vairs xhohiers.

8- Chambre Saint-Pholien : brasseurs et meuniers.

9- Chambre Saint-Martin : boulangers et texheurs.

10- Chambre Saint-Hubert : naiveurs et pêcheurs.

11- Chambre Saint-Nicolas : sclaideurs et charliers.

12- Chambre Saint-Michel : fèbvres et orfèvres.

13- Chambre Saint-Adalbert : macons et xhailteurs.

14- Chambre Saint-Etienne : houilleurs et cherwiers.

15- Chambre Sainte-Gertrude : fuitiers harengiers et charpentiers.

16- Chambre Sainte-Aldegonde : porteurs et chandelons flockeniers